M. le Président des Affaires Sociales
FNCA
48 Rue de la Boëtie
75 008 PARIS
Saint-Lô, le 15 septembre 2005
Monsieur le Président,
Je me permets de revenir sur mon courrier du 07 septembre dernier resté sans réponse. Je suis surpris de votre silence. En effet, j’espérais que le problème de la dégradation du pouvoir d’achat de nos collègues vous interpellerait.
J’attire votre attention sur l’urgence de la situation. De nombreux salariés du Crédit Agricole, éprouvent de véritables difficultés financières conjoncturelles. Certains verront leur facture de chauffage augmenter de manière inquiétante cet hiver en raison de la hausse du prix du fuel. D’autres doivent réduire certains postes budgétaires essentiels afin de payer le carburant nécessaire pour se rendre sur leur lieu de travail. D’autres encore ne peuvent plus prétendre à accéder à la propriété en raison de l’envolée du marché de l’immobilier.
Certes, vous n’êtes pas responsable de l’augmentation du prix du pétrole. Ces préoccupations vous semblent probablement incongrues et déplacées voire « irréelles ». Cependant, vouloir à tout prix « maîtriser la masse salariale » conduit inéluctablement à une situation telle que celle que nous connaissons aujourd’hui. C’est justement cette attitude de votre part qui vous rend responsable.
Votre silence à ce sujet nous inquiète. Est-ce de l’indifférence de votre part ? Souhaitez-vous poursuivre une politique salariale rigoureuse au détriment de toutes celles et tous ceux qui contribuent très largement aux excellents résultats du Crédit Agricole ? Les valeurs mutualistes sont-elles désormais réservées aux seuls actionnaires, laissant ainsi pour compte plusieurs milliers de salariés ?
Devant une telle attitude, autiste et inadaptée à la situation actuelle, un syndicat responsable se doit de réagir. C’est l’objet de ce second courrier qui, nous l’espérons, ne restera pas, lui aussi, sans réponse de votre part.
En espérant que vous tiendrez compte des difficultés que traversent actuellement les salariés du Crédit Agricole, je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de ma considération distinguée.
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