Monsieur le Directeur des Ressources Humaines
Beauvais, le 15 septembre 2005
Monsieur le Directeur,
Nous souhaitions revenir aujourd’hui sur notre courrier du 07 septembre dernier, resté sans réponse de votre part.
J’attire votre attention sur l’urgence de la situation. De nombreux salariés du Crédit Agricole de l’Oise, éprouvent de véritables difficultés financières conjoncturelles. Certains ne pourront pas se chauffer correctement cet hiver en raison de l’augmentation du prix du fuel. D’autres doivent réduire certains postes budgétaires essentiels afin de payer le carburant nécessaire pour se rendre sur leur lieu de travail. D’autres encore ne peuvent plus prétendre à accéder à la propriété en raison de l’envolée du marché de l’immobilier.
Certes, vous n’êtes pas responsable de l’augmentation du prix du pétrole. Ces préoccupations vous semblent probablement incongrues et déplacées voire « irréelles ». Cependant, vouloir à tout prix « maîtriser la masse salariale » conduit inéluctablement à une situation telle que celle que nous connaissons aujourd’hui. C’est justement cette attitude de votre part qui vous rend responsable. De plus, concernant les lois « Breton » se retrancher derrière un « décret d’application » nous parait être à la limite de l’arrogance à l’égard de ceux qui ont besoin de cet argent (qui est le leur !). En effet, de nombreuses entreprises ont déjà débloqué intégralement ces fonds pour leurs salariés. D’autres, de la même taille que la notre, ont versé une prime destinée à rattraper la perte de pouvoir d’achat ; et tout cela sans attendre le décret d’application !
Face à ses difficultés croissantes, nous regrettons ce silence de votre part. En effet, au moment au le Crédit Agricole de l’Oise fête ses 100 ans, nous pouvons désormais mesurer la distance qui sépare les valeurs mutualistes de l’époque et l’interprétation qui en est faite aujourd’hui. Maintenir ainsi des niveaux de salaires aussi bas alors que nos bénéfices sont si élevés dépasse l’entendement.
De plus, en améliorant le niveau des rémunérations, les problèmes de conditions de travail pourraient déboucher sur une amélioration. En effet, les niveaux de salaires bas sont générateurs de turn-over et de départs pour la concurrence offrant des rémunérations plus élevées. Cette instabilité dans les effectifs est l’une des principales causes de la dégradation de nos conditions de travail.
Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous prions de croire en l’expression de notre considération.
Le Bureau Syndical SUDOISE
PS ce courrier sera envoyé aux autres
organisations syndicales et diffusé auprès des salariés.
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