intervention négos du 13/10/2006

Intervention de SUD OISE

à la réunion de négociations

du 13 octobre 2006 à Meaux.

 

Au moment où nous débutons une nouvelle phase de négociations, dans le cadre du processus de fusion, il nous a semblé utile, voire nécessaire, de faire un petit historique des négociations précédentes.

 

En effet, il est bon, parfois, de se remettre en mémoire certains faits qui, sur le coup étaient considérés comme importants et qui finissent par s’oublier au fil du temps.

 

Tout d’abord, devons nous rappeler que la Direction a décidé d’engager les négociations de BP2 alors qu’elle n’avait pas terminé celles de BP1 ? Il semble pourtant qu’elle s’était engagée, auprès de nos collègues de Brie Picardie à ne pas le faire…

 

Le 31 mars, jour du démarrage des négociations BP2, nos collègues de Brie Picardie ont décidé de quitter la salle de négociations. SUD OISE a fait le choix de les suivre, considérant que leur démarche était fondée. Aujourd’hui, nous restons convaincus que ce choix était le bon.

 

Quelques semaines après, la Direction a décidé de réengager les négociations. Nos collègues de Brie Picardie ont refusé de participer, la Direction ayant volontairement laissé trainer les négociations BP1 en cours. Pour notre part, nous sommes tout de même venus aux tables de négociations à la demande de nos adhérents et collègues qui comptaient sur notre présence.

 

En début de la plupart des séances de négociation, SUD OISE faisait une déclaration qui rappelait systématiquement son soutien à nos collègues de Brie Picardie.

Par ailleurs, et pour notre part, nous considérions que nous n’étions pas « intellectuellement légitimes » pour négocier pour le compte des collègues de Brie Picardie.

 

Nous avons découvert, plus tard que ces déclarations ne parvenaient pas à nos collègues de Brie Picardie en annexe des comptes rendu de négociations. Et pour cause ! La Direction n’envoyait pas les comptes rendu aux délégations de B.P.  SUD OISE s’est opposé, vivement et seul, face à la Direction pour dénoncer cette méthode d’exclusion.

 

La Direction a tenté (et souvent réussi auprès de certains) de donner une image négative du syndicalisme de Brie Picardie, considérant que les négociateurs sont dogmatiques, inconscients etc…

 

A contrario, elle ventait les mérites du « modèle social de l’Oise ».

 

S’il y a un gagnant dans ce modèle social, c’est bien la Direction : aucun moyen donné aux syndicats pour communiquer depuis plusieurs années, salaires parmi les plus bas du groupe Crédit Agricole, coefficient d’exploitation parmi les plus mauvais (vu du côté des salariés bien sûr… nous ne sommes qu’un syndicat de salariés).

 

Revenons sur les négociations et notamment sur le droit donné aux syndicats pour les négociations de fusion.

 

A la fin de la phase de négociation de cet accord, les syndicats de l’Oise s’étaient entendus avec la Direction pour obtenir une semaine de délai avant de donner leur avis.

En effet, nos collègues de Brie Picardie devaient rencontrer la Direction. Nous espérions un déblocage de la situation et un retour de tous à la table des négociations.

Nous nous étions également entendus, avec la Direction et l’ensemble des syndicats de l’Oise, pour annuler la réunion de négociation du mardi et se voir que le vendredi suivant.

 

Quelle ne fut pas notre stupeur de découvrir que la Direction avait établi un constat de carence pour le mardi et décidé que l’accord était désormais fermé à la signature.

Cela s’est terminé par un accord unilatéral. Nous avons donc eu une démonstration de la loyauté de notre Direction.

 

La Direction poursuit dans sa logique de dialogue social encore plus vigoureusement.

En effet, elle a diffusé à l’ensemble du personnel, sous forme de flash info fusion,  les mesures d’accompagnement en indiquant : « ces mesures seront applicables après avis des C.E. et autorisation de l’Inspection du Travail ».

 

Cela a le mérite d’être clair. Quel que soit l’avis de l’ensemble des organisations syndicales d’une part, des deux C.E. d’autre part, et de l’inspection du travail, ces mesures seront applicables. Il s’agit là probablement d’une illustration du modèle social de l’Oise. Pour notre part nous ne partageons cette conception du dialogue social. Les instances représentatives ne sont pas des chambres d’enregistrement.

 

Au moment où nos Directeurs Généraux vont se réunir à Dijon dans le cadre de du Congrès de la FNCA, il semble intéressant de rappeler le thème général de ce congrès : « l’énergie du Crédit Agricole, des hommes et des femmes au cœur du développement. »

 

Nous invitons notre Direction a suivre attentivement les travaux de ce congrès.

 

En conclusion, SUD OISE exige de la part de la Direction, une vraie reconnaissance du rôle des instances représentatives du personnel. Cette reconnaissance ne peut passer que par un véritable dialogue social tel qu’il existe, fort heureusement, dans d’autres Caisses Régionales.

 

Nous demandons à ce que cette déclaration soit annexée au compte rendu de la réunion de négociation d’aujourd’hui.

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Dernière mise à jour de cette page le 16/10/2006

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